Aller au contenu principal
← Tous les articles
COSPAS-SARSAT

Les différents types de balises de détresse

Pharus Tech
Les différents types de balises de détresse

Qu'est-ce qu'une balise de détresse ?

Avec le développement des moyens de transport, notre monde rétrécit de jour en jour. Bien que le niveau technologique progresse, il existe toujours un risque d'événements dangereux liés à des facteurs internes ou environnementaux. En cas d'urgence telle qu'un crash d'aéronef, un naufrage ou un alpiniste perdu, la balise de détresse est activée et émet un signal continu. Ce signal est utilisé par les équipes de recherche et sauvetage (SAR) pour localiser l'émetteur et intervenir immédiatement sur l'incident.

Les différents types de balises de détresse

Les balises de détresse se répartissent en 3 catégories selon leur domaine d'utilisation :

  • Pour les aéronefs : l'émetteur de localisation d'urgence (ELT)
  • Pour l'usage personnel : les balises de localisation personnelle (PLB)
  • Pour les navires : l'EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon)

ELT

Les ELT sont des dispositifs utilisés dans les services de recherche et sauvetage (SAR) pour fournir la position actuelle d'un aéronef en cas de crash ou d'incident grave. Ils sont exigés par la réglementation à bord des aéronefs. Les ELT peuvent être activés automatiquement ou manuellement par le pilote. Ils n'émettent sur les fréquences 121.5 ou 406 MHz qu'en cas d'urgence, afin de fournir la position via différents satellites. Cependant, le 1er février 2009, le programme international COSPAS-SARSAT a mis fin à la surveillance de la fréquence 121.5 MHz*. Les ELT sont tenus d'émettre leur signal pendant au moins 24 à 48 heures. Dans certains cas, des EPIRB ou des PLB peuvent être utilisés à la place des ELT.

PLB

Les PLB sont les plus petites des balises de détresse et conviennent donc à un usage personnel, pour les alpinistes, les explorations en terrain isolé, les travailleurs opérant loin de tout centre, ou les équipages de bateaux ou de cabines. Les PLB ne sont pas fixés à un véhicule ; ils appartiennent à l'utilisateur. Bien qu'utilisés dans de nombreux domaines différents, leur principal domaine d'usage reste le milieu terrestre. Ils disposent d'une autonomie de batterie de 24 à 35 heures à l'état activé. En veille, ils peuvent tenir jusqu'à 5 ans. Cependant, une fois activées et utilisées, leurs batteries doivent être remplacées. Contrairement aux autres balises de détresse, ils ne peuvent être activés que manuellement et n'émettent que sur la fréquence 406 MHz.

EPIRB

Les EPIRB sont des dispositifs activés manuellement ou automatiquement en cas d'urgence telle qu'un naufrage, un incendie ou une évacuation de navire (par exemple, au contact de l'eau). Ils ne coulent pas dans l'eau et attirent l'attention grâce à un flash d'alerte. Ils émettent également sur les fréquences 406 MHz et 121.5 MHz afin d'être localisés par les satellites et les stations côtières. Il est important qu'ils soient montés sur le navire de manière à pouvoir flotter librement, et qu'ils soient enregistrés au nom du navire. Les EPIRB peuvent émettre pendant au moins 48 heures et disposent d'une autonomie de batterie pouvant atteindre 10 ans.

*Aujourd'hui, les satellites ne prennent plus en charge les balises de détresse émettant sur 121.5 MHz. Bien que ces émetteurs puissent encore être homologués, s'y fier reste assez risqué. Les fréquences 121.5 MHz et 243 MHz sont encore surveillées par les stations côtières.

Représentation graphique des balises de détresse à fréquence 406 MHz actives durant les 30 premières années du système COSPAS-SARSAT

Comment fonctionnent les balises de détresse ?

Toutes les 50 secondes, les balises de détresse 406 MHz émettent une salve de données d'une demi-seconde. Le message de l'émetteur est transmis par les satellites COSPAS-SARSAT (satellites LEO et GEO) aux stations au sol COSPAS-SARSAT, appelées terminaux utilisateurs locaux (LUT), qui évaluent automatiquement le message et déterminent la position géographique du signal de détresse. Chaque message émis par la balise 406 MHz doit comporter un identifiant unique, composé du code de protocole et de l'indicateur, du code pays, et d'autres champs de données d'identification propres à cet émetteur. Selon l'administration concernée, les données d'identification peuvent être transmises sous différentes formes alphabétiques. Il est également important que le signal de l'émetteur permette le calcul de la position indépendamment du contenu du message. 

Pour garantir le respect de ces exigences de performance et la qualité des données d'alerte et de position transmises aux services de recherche et sauvetage (SAR), seuls les émetteurs répondant aux exigences et normes d'homologation COSPAS-SARSAT doivent être utilisés. Les données traitées sont ensuite transmises aux centres de contrôle de mission (MCC), où sont coordonnés les plans d'opérations de recherche et sauvetage.

Par Can Önal- [email protected]